Notre road-trip au cœur du Vietnam

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Nous étions en mai 2017 lorsque, avec l’une de mes meilleures amies, nous nous sommes décidées à partir à l’aventure. La destination fut une évidence pour nous, et nous nous sommes retrouvées deux mois plus tard à l’entrée d’un aéroport bondé, nos affaires pour deux semaines sur le dos, l’adrénaline pulsant dans nos veines. Après quelques heures en avion, nous avons atterri à Hanoï, capitale culturelle du Vietnam.

Hanoï, capitale en ébullition

La ville s’éveillait lentement. Les scooters commençaient déjà à affluer dans les rues. Il faisait une chaleur moite, le soleil tapait fort malgré l’heure matinale. Après un trajet en taxi pour le moins énergique, nous sommes entrées dans notre auberge de jeunesse. Il régnait dans le hall une ambiance merveilleuse : les murs étaient couverts de tags, des touristes de tous les horizons riaient dans le coin billard entouré de canapés, sur fond de techno et de house. Il flottait dans l’air une douce odeur de tabac et de joie de vivre.
Nous avons passé la journée à déambuler dans la ville, étrange frontière entre l’ultra modernité et la tradition. Au milieu du tumulte des scooters et des boutiques extérieures, les temples offraient un havre de paix sublime. Hanoï est une ville merveilleuse. De nuit, les rues sont éclairées de lanternes multicolores. Les marchés nocturnes nous ont permis de goûter à la diversité de la gastronomie locale à moindre coût. Après deux jours, nous avons mis les voiles sur Sapa, au Nord du pays.

Sapa, la nature grandiose

Sapa est une ville perdue au milieu de kilomètres de montagnes verdoyantes sculptées de rizières en terrasse. Pour y accéder, nous avons fait l’expérience de prendre un bus-couchette, concept intéressant de bus aménagé de lits superposés. Après 20h, nous avons enfin débouché sur Sapa… où nous attendait une pluie torrentielle. Le déluge a duré 3 jours, mais cela n’a pas été suffisant pour nous décourager. Nous avons loué des bottes de pluie (il y avait de nombreuses boutiques dédiées à cela, la pluie semblait être monnaie courante à Sapa), et nous sommes parties à l’aventure dans les montages. Une guide adorable venant d’un village voisin nous a mené jusqu’en haut des montagnes. L’eau s’infiltrait partout, nos pieds s’enfonçaient dans la boue, rendant notre progression beaucoup plus lente. Mais l’atmosphère pluvieuse donnait une toute autre dimension à notre trekking : la végétation semblait plus verte, l’odeur de la terre emplissait l’air, et les chutes dues à la boue ont été à l’origine de nombreux fous-rires. À notre grande surprise, nous avons fini par cheminer dans un champ qui nous semblait être un champ de cannabis : la guide nous a expliqué que les tiges étaient utilisées pour la confection des vêtements locaux. Avec un accent anglais charmant, elle se donnait à cœur joie de nous expliquer les différentes coutumes de son peuple, et nous buvions ses paroles, captivées. En haut de ces montagnes, il m’a été offert de voir les plus beaux paysages de ma vie. L’immensité de la verdure s’étendant tout autour de moi m’a donné, durant un instant, l’impression d’être au sommet du monde.

Nous avons pris une chambre dans un village non loin, chambre qui se révéla être un dortoir ouvert, monté sur pilotis. Ne parvenant pas à trouver le sommeil dans l’excitation, nous avons passé une bonne partie de la nuit sur une terrasse au-dessus de l’eau, observant avec émerveillement le paysage plongé dans la pénombre, uniquement bercées par le bruit apaisant de l’eau.

Descente sur Hue et Hoi Han, la ville aux lanternes

Notre road-trip se poursuivit dans tout le reste de la moitié Nord du pays. Un autre bus-couchette nous a mené à Hue, où nous avons partagé notre temps entre visites culturelles et bars locaux.
Après un passage dans un parc d’attraction sans âme qui vive, auquel l’atmosphère pluvieuse donnait des allures post-apocalyptiques de toute beauté, nous nous sommes éloignées de la ville. Au milieu des étendues vertes et silencieuses étaient dissimulées les ruines de temples détruits il y a des siècles de cela, ensevelies de végétation. La chaleur mêlée d’humidité grisâtre plongeait l’endroit dans une autre réalité. L’aura de mystère entourant les lieux nous fascinait, et la visite s’est étendue sur plusieurs heures.
Après un nouveau bus et une nouvelle nuit agitée, nous sommes descendues jusqu’à Hoi Han, ville aux lanternes et à l’architecture unique. A la nuit tombée, un jus de mangue dans une main, une cigarette dans l'autre, nous avons grimpé à bord d’un long bateau abandonné où s’amoncelaient chaises et tables brisées. À mesure que le ciel s’éteignait, la ville s’allumait. Les lumières ondulaient sur les eaux du fleuve constellé de barques. Quelques bougies lâchées par les touristes flottaient calmement. Appuyées à la proue, nous avons regardé ce spectacle prendre place devant nous, sereines, heureuses. Nous touchions à la fin de notre parcours riche en émotions et en découvertes.

Et, aujourd’hui encore, mon émerveillement reste inchangé quand je repense à ce pays que je me promets de retrouver un jour.

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