Dans l'immensité des terres préservées kazakhes

Road trip vélo Kirghizistan

Nous foulons le tarmac de l'aéroport international de Manas. Une brise caresse mon visage, quoi de mieux que cette fraîcheur naturelle ! Descendus de l’avion, une trentaine d’aventuriers et moi, contemplons le décor propre à l’Asie. À l’occasion d’un road-trip organisé par un club de cyclistes, j’ai décidé de me lancer dans une découverte unique et incroyable : les trésors naturels des ex-républiques soviétiques, principalement le territoire kazakh. Le club a débuté son périple à vélo au Kirghizstan. J’ai rejoint la troupe pour continuer le trajet jusqu’au pays des steppes à perte de vue.

Escale au Kirghizistan

Mon aventure commence à Bichkek, la capitale du Kirghizistan. J’obtiens à un logement que j’avais réservé un peu plus tôt à Park Hôtel. Il ne me reste plus qu’à commencer un road-trip passionnant dans les sommets prestigieux de la cité. Dès l’aube, je franchis le pallier de l’hôtel. Je tiens mon vélo, bichonné pour l'occasion, tout près de moi. Je suis prêt à vivre la grande aventure. Au fur et à mesure que le jour se lève, d’autres cyclistes nous rejoignent. Gulasyl, le guide touristique, vêtu en tenue typique kirghize, nous propose de visiter « la chaîne de montagnes Tian Shan » (montagnes célestes), l’attraction principale de la ville. Nous mettons le cap sur le site.

« La chaîne de montagnes Tian Shan » s’étale du levant au couchant, sur une distance de 2 500 km. Il n’est pas surprenant qu’elle soit élevée au rang de patrimoine de l’Unesco. La massif Tian Shan côtoie les frontières de plusieurs pays, comme la Chine et le Kazakhstan. Située au Sud-Est du lac salé Yssik Koul, la chaîne montagneuse regroupe plusieurs pics, couronnés de glaciers et de prairies, qui contrastent très bien avec le désert qui l’entoure. Nous arrivons dans un camp situé au glacier Inylchec. Muni d’une carte, le guide nous demande de choisir une voie parmi toutes celles qui sont accessibles à vélo. Nous choisissons à l’unanimité la voix classique notée « 5b » d’après l’échelle russe. Au fond, nous ne savions pas où ce chemin nous mènerait, mais nous voulions bien savoir pourquoi l’équipe de Medzmarishvili a ouvert cette issue. Épuisés par notre ascension, Gulasyl nous recommande de rentrer avant la tombée de la nuit, ce que nous faisons sans hésiter. Je rentre donc faire mes valises. Vous l’aurez compris, je me prépare à vivre une expérience au sommet : la découverte du Kazakhstan.

Le sacre : arrivée au Kazakhstan

L’aventure continue. À la limite entre le Kirghizistan et le Kazakhstan, j’aperçois des plaines à perte de vue. Nous avons quitté le territoire des montagnes pour déboucher sur le pays des steppes. Après quelques formalités de sécurité à l’aéroport d’Almaty, nous nous abandonnons au Kazakhstan, toujours en troupe. La République du Kazakhstan est le plus grand pays de l’Asie centrale. Autrefois, ses steppes et ses plaines étaient habitées par des Mongols et des nomades turcs. Le 9e pays le plus vaste du monde est deux fois plus grand que tous les autres États d’Asie centrale. Après la décadence de l’Empire russe, le Kazakhstan officialise sa souveraineté en 1991.

Pendant que nous attendons le minibus qui doit nous transporter vers la steppe kazakhe, Madiyar, le nouveau guide, tout souriant et amical, s’entretient avec nous. Il explique que le nom « Almaty » signifie « ville des pommes ». Lorsque le véhicule arrive, je constate effectivement des vergers parsemés çà et là. Voilà un fait que je n’aurais point soupçonné si Madiyar ne l’avait pas expliqué. Pour ceux qui aiment la solitude, il y a peu d'endroits aussi vastes et solitaires que les steppes du Kazakhstan.

Après avoir roulé quelque temps, le chauffeur nous dépose et nous souhaite en langue locale un bon séjour. Quoique n’ayant pas directement saisi le message, je me presse de descendre de l’engin. À présent, nous sommes à vélo. J’observe le paysage. Il est si magnifique qu’il me fait oublier tout ce que le guide a pu expliquer. Je ne me lasse pas de contempler les steppes quand, soudain, un animal étrange attire mon attention : une marmotte. Excité, je pousse un cri d’admiration ! Alors, Madiyar nous informe qu’il s’agit d’une marmotte des steppes. Devant nos yeux éblouis, se dresse la légendaire « steppe kazakhe ». De multiples espèces exotiques vivent dans cette écorégion. Au loin, l’on entend des cris stridents d’oiseaux. Tandis que ces cris se rapprochent, Madiyar nous parle des différentes sortes d’aigles et de vautours. Il nous fait même une petite démonstration sur l’apprivoisement d’un aigle. Le soleil laisse transparaître ses dernières lueurs et annonce la fin de ma tournée. Quel périple extraordinaire ! Malgré sa courte durée, l’expérience est inoubliable !

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